Pour booster la mémoire de bébé : souriez !

sourire

Article publié le 11 février 2015 par Héloïse Junier dans  » le cercle psy »

Maints chercheurs s’évertuent à évaluer notre mémoire d’adulte, par des paradigmes expérimentaux qui ont fait leurs preuves. Dès lors, leur vie en labo est presque un long fleuve tranquille. Les choses se corsent lorsqu’il s’agit de tester la mémoire d’un petit être qui ne parle pas (un animal) ou pas encore (un bébé).

Pour ce faire, les chercheurs usent généralement de subterfuges bien rodés : par exemple, ils analysent les mouvements des yeux et relèvent combien de secondes le participant fixe du regard les différents stimuli.

L’objectif d’une récente étude était justement d’analyser la capacité des enfants de 5 mois à mémoriser des éléments visuels, en fonction du contexte émotionnel de la présentation : qu’il soit positif, neutre ou négatif.

Ces participants hauts comme trois pommes furent placés dans un endroit confiné et dépourvu de toute stimulation, face à un écran. On pouvait y voir un adulte parler à l’enfant sur un ton joyeux, en colère ou neutre. Après quoi, sur ce même écran apparaissait une forme géométrique, par exemple un triangle, un rond. Puis, venait la phase d’évaluation : après 5 minutes, les enfants étaient soumis à un test de mémoire où des formes géométriques qui leur avaient déjà été présentées apparaissaient aux côtés d’une toute nouvelle forme. Les chercheurs devaient mesurer combien de secondes, précisément, l’enfant regardait chacune des images. Leur hypothèse ? Que ces participants en couche-culotte fixeraient plus longuement les formes qu’ils connaissaient déjà et qu’ils avaient donc bien mémorisées, au détriment des nouvelles formes.

Le constat est le suivant : après un intervalle de 5 minutes, les bébés n’ont montré aucune préférence visuelle significative. En gros, ils n’ont pas regardé plus longtemps les formes géométriques déjà présentées avec un adulte neutre ou en colère. A l’inverse, surprise, ces petits participants ont regardé plus longtemps, de manière significative, les formes géométriques d’abord apparues après l’adulte qui leur parlait d’un ton… joyeux ! Décryptage de ces résultats ?

L’émotion positive susciterait davantage l’intérêt et l’attention de l’enfant , ce qui viendrait augmenter leur capacité à encoder des éléments visuels dans leur petite tête… et donc à les mémoriser.

Ross Flom, Rebecca B. Janis, Darren J. Garcia (2014). The effects of exposure to dynamic expressions of affect on 5-month-olds’ memory. Infant Behavior and Development. Vol. 37 (4)

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